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Non • Fryderyk Newinski

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AuteurMessage
Fryderyk Newinski
[Philosophe]
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Messages : 7

Feuille de personnage
Relations: Je viens de divorcer, alors bon...
Ambitions: Revoir mes enfants...
Associés: Mon piano ;w;

MessageSujet: Non • Fryderyk Newinski Sam 18 Mai 2013 - 22:33



-ÉTAT CIVIL-
Nom: Newinski
Prénom: Fryderyk
Date de Naissance: 27 mars 1999
Nationalité: Polonais
Métier/couverture: Philosophe un peu perdu quand même… Mais il donne des conférences et ce genre de choses, tout de même !




-BIOGRAPHIE-

Ma vie n’a pas de quoi écrire un roman familial. J’ai été élevé dans un cadre sympathique, dans la ville de Ełk, en Pologne. Je n’ai jamais rien vécu de vraiment triste, rien vécu de vraiment joyeux. J’ai mené ma vie. Non sérieusement, vous y croyez ? Ca ne se passe pas toujours comme dans les livres ou les films. Loin de là. Sinon, je ne serai pas là à vous parler, il n’y aurait aucun intérêt que je narre une petite histoire parfaite, je suppose. Alors j’y vais. Je me lance. Je raconte ce que je n’ai jamais raconté et ce que je dois raconter.
Concerto n°1 – Le printemps
Allegro - Voici le Printemps,
Que les oiseaux saluent d'un chant joyeux.
Et les fontaines, au souffle des zéphyrs,
Jaillissent en un doux murmure.
Ils viennent, couvrant l'air d'un manteau noir,
Le tonnerre et l'éclair messagers de l'orage.
Enfin, le calme revenu, les oisillons
Reprennent leur chant mélodieux
Naître un jour de printemps est, dans ma famille tout du moins, un bon signe. Cela apporte la joie et des beaux jours à venir. Je ne me souviens pas de ce jour. Comment pourrais-je me rappeler du jour précis de ma naissance après tout. Je suppose que, comme tous les enfants, je devais hurler, brailler en pleurant. Je devais avoir le visage rouge, voire même violet tant j’avais forcé moi aussi pour sortir. Et à côté de moi devait se tenir ma mère, essoufflée, de la même teinte de couleurs que moi, un petit sourire aux lèvres en voyant ce petit être qui peinait à s’agiter mais qui n’hésitait pas à faire entendre le son de sa voix déjà. Elle devait se dire que j’étais un magnifique bébé alors que les bébés sont laids, sans cheveux, sans dents, à bouger sans raison, à vomir, baver. Mais j’étais le sien. J’étais une partie d’elle, une partie de sa chair, une partie de son sang. Après tout, elle n’avait pas déchiré son corps de dix centimètres pour donner naissance à une chose qu’elle n’acceptait pas, non ? Elle m’aimait, ma mère, déjà, à cet instant, quand son regard s’est posé sur le petit bébé que je devais être, les yeux encore un petit peu fermés à cause de la lumière à laquelle je ne devais certainement pas m’adapter. Elle m’aimait, ma mère, déjà, à cet instant, quand ses mains tremblantes se sont posées sur mon corps potelé pour me mettre contre le sien, encore brulant de l’effort donné quelques minutes auparavant. Son sourire a du s’afficher, je devais chercher avidement son téton pour me nourrir. Je pense que les nouveau-nés sont égoïstes dès la naissance. Ils ne pensent pas à la douleur que doit endurer leur mère, loin de là, ils pensent uniquement à se nourrir pour survivre, comme si c’était la seule chose à faire pour ça. Il se fait remarquer par ses pleurs pour qu’on le sauve. Le reste, il s’en fout ! Le bébé bave, le bébé mord les tétons avec ses gencives ! Et le pire, c’est qu’on le laisse faire sous la joie du moment ! Depuis quand l’égoïsme apporte la joie ? Je ne comprends plus rien, je crois bien. Ce qui importe, c’est que je suis né, ce vingt-sept mars mille neuf cents quatre-vingts dix-neuf. Que j’ai été égoïste comme tous les autres enfants de cet âge là. Mon père aussi devait me regarder fièrement en cherchant à savoir si je lui ressemblais, je suppose. Difficile de savoir si un bébé ressemble à ses parents, mais il en était certainement convaincu pour se dire que ma mère ne l’avait pas trompé avec son frère ou le premier gars craignos du coin. Et il y a les médecins. Les médecins fiers de leur travail. Dans un coin, il y a le grand frère, un peu jaloux mais curieux, qui regarde sa mère qui souffre encore et le bébé, cause de la souffrance et d’une souffrance future qu’est le fait d’être un peu mis de côté à cause d’une naissance. J’étais le centre de l’attention ce jour là, il avait bien raison d’être jaloux, je l’aurais été moi aussi à sa place…
Si je me tiens à ce qu’on m’a dit, les médecins se sont éloignés un moment pour parler avec mon père et lui dire que je tenais bel et bien de lui pour plusieurs sujets. Quand j’étais petit, on ne m’a pas expliqué pourquoi mais maintenant je sais. Dans le fond je me demande si c’est si bien de tenir de sa famille. On leur ressemble, certes, mais sur tous les points. Nous ne sommes pas vraiment nous-mêmes si nous sommes une part des autres, non ? Visiblement, c’est de mon vieux que je tiens le plus et non de ma mère. Elle l’avait bien remarqué en me tenant dans ses bras certainement. Mais il y avait ce petit truc là, qu’elle n’avait pas pu voir. Quelque chose de profond, quelque chose d’ancré en moi, invisible à l’œil nu. J’avais un petit élément, je l’ai toujours d’ailleurs, qui risquait de me faire mal à long terme. Un tout petit élément qui allait me rendre malade pour le restant de ma vie. Mon père m’a dit avoir sourit à ce moment. Et ressortir de la petite pièce pour aller vers ma mère… « On boit le champagne ? »


Largo - Et sur le pré fleuri et tendre,
Au doux murmure du feuillage et des herbes,
Dort le chevrier, son chien fidèle à ses pieds.
Je suis devenu ce petit garçon adorable que l’on aime voir le matin. Je suis devenu ce petit garçon agréable avec qui l’on se ballade la journée. Je suis devenu ce petit garçon supportable que l’on vient border le soir. Et je suis ce petit garçon fatigué qui pleure la nuit. J’enchainais, déjà, cauchemars sur cauchemars. Je ne voulais pas être seul, je refusais d’être seul. J’utilisais ma part d’égoïsme dont j’avais hérité à la naissance. Je faisais tout pour que mes parents se détachent de mon grand frère et s’occupe de moi, uniquement de moi. Je ne voulais qu’il n’y ait… que moi, de toute façon. Mon grand frère ? Il n’était pas le petit garçon sensible et malade que j’étais, il n’avait pas ce petit élément en lui. Je me servais de ça. Je m’en suis servi, de cette maladie dont je ne sais toujours pas le nom de nos jours, je disais avoir mal pour en avoir plus, toujours plus. Plus de nourriture. Plus de jouets. Plus de tout. C’était moi, et moi avant tout. Je me demande si ce n’est pas toujours le cas parfois, je suppose que non, j’ai du tirer d’invisibles leçons… Je l’espère du moins. Mais pourtant ,même si j’ai fait du mal à mon frère, même si j’ai tout fait pour le rejeter, pour que toute l’attention soit sur mon doux visage de petit être soi-disant neutre, il était là. Il était là, avec moi. Il était le premier à venir me voir pendant mes crises nocturnes, pendant mes horribles rêves. Il était le premier à venir me prendre dans ses bras avant que mes parents arrivent pour me prendre avec eux. Il a toujours été là alors que je n’ai jamais fait quoique ce soit. Est-ce le rôle d’un grand frère, dans le fond, de toujours être présent pour le plus petit même quand il vous détruit ? Est-ce le rôle d’être une sorte de modèle qui se fait détester par le plus jeune par simple crise de jalousie ? Certainement. J’aurais aimé être le modèle de quelqu’un, moi aussi, d’agir comme un grand frère, vraiment, j’aimerais. Mais ce n’est pas le sujet. Vraiment pas. Je parle de mon grand frère avant tout. Il était toujours là, toujours. Et j’en ai appris, des choses, avec lui. Qu’avec lui. J’ai appris à vivre, avec lui. Oh oui, je vois vos regards hurlant au cliché. Mais c’est le cas, pourtant. Mon grand frère m’a tout donné. Je n’ai rien rendu.
Allegro - Au son festif de la musette
Dansent les nymphes et les bergers,
Sous le brillant firmament du printemps.
Je crois que même en grandissant, je suis resté le même. Je suis arrivé à mes quinze ans, en pleurs toujours, en cherchant à me faire voir, à me faire remarquer. Mais plus de mes parents. De mon frère, qui se détournait de moi, peu à peu. De mon frère, plus vieux, qui vivait une vie plus passionnante que la mienne. Dans la chambre que nous partagions auparavant dans notre petite maison, trop petite maison, de la ville d’Ełk, je suis seul. Mon frère a trouvé un petit appartement qu’il a payé je ne sais pas trop comment encore, car mes parents ne risquaient pas de l’aider, loin de là. Nous avions déjà du mal à subvenir à nos besoins, à payer le traitement pour contrer la maladie de mon père et indirectement la mienne, aussi. Tout n’allait pas pour le mieux. Je m’enfonçais, sans lui. Je n’avais plus personne à embêter, à taquiner. Plus personne à suivre, plus personne… à admirer. Je parle de lui comme s’il était mort mais c’est ce que j’ai ressenti à ce moment. Un vide. Un vide, comme si je me disais qu’il n’allait plus jamais revenir. Un vide, comme si il avait disparu pour de bons. Alors je passais mes journées dans notre chambre commune à regarder les lieux. Je me rapprochais du vieux piano aux touches cassées sans y toucher. Vint le moment où je m’y suis attardé. J’ai effleuré les touches d’ivoires et celles de bois. La pulpe de mes doigts osait enfin appuyer dessus pour émettre un son qui me fit avoir un léger sursaut, ne m’attendant pas à avoir appuyé si fort. Puis mes autres doigts ont commencé à venir jouer, lentement. Plus rapidement. Molto, presto, non tanto presto, comme le disent les musiciens. Je n’ai jamais maitrisé ces termes. Moi j’essayais de jouer, c’est tout. J’essayais d’apprendre ce que mon frère jouait, quand je n’étais qu’un enfant, pour m’amuser. Je regardais de vieille partition en prétendant aux poupées et autres peluches de la pièce que j’étais capable de les lire… Nos vieux jouets, devrais-je dire, même moi je ne les regardais plus… J’appuyais sur les touches, une à une d’une main, faisant des accords sonnants terriblement faut de la main gauche. Je me rappelais mon frère ainsi. Uniquement ainsi. Car il n’est jamais revenu me voir.

Concerto n°2 – L’été
Allegro non molto – Allegro - Sous la dure saison écrasée de soleil,
Homme et troupeaux se languissent, et s'embrase le pin.
Le coucou se fait entendre, et bientôt d'une seule voix
Chantent la tourterelle et le chardonneret.

Zéphyr souffle doucement, mais, tout à coup,
Borée s'agite et cherche querelle à son voisin.
Le pâtre s'afflige, car il craint
L'orage furieux, et son destin

17 ans. On n’est pas sérieux quand on a cet âge, n’est-ce pas ? Je crois qu’il s’agit d’un vieux poète français qui a dit un truc du genre, un jour. Rimbaud peut-être. Je n’arrivais pas vraiment à suivre mes études, je ne les ai jamais aimées. Jamais. Philosophie, obligatoire. Mes parents avaient choisi pour moi et je devais faire avec. La musique n’avait plus aucun intérêt, m’avait-il dit. J’aurais pourtant apprécié de continuer dans cette voie là. Pour ne plus y penser, je me suis simplement dit que cela devait couter trop cher à mes parents de me faire avancer dans le domaine de la musicologie. Je me demandais ce que mon frère aurait dit, à ce moment. Rien, certainement. Il se serait contenté de me sourire, de passer sa main dans mes cheveux et de me soutenir comme il le pouvait dans ce que j’étais forcé à faire. C’est également à cette période que mes parents m’ont emmené voir un psychiatre. Oui, je ne suis même pas passé par le stade de la psychologie. Psychiatrie, tout de suite. Je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas fou, je n’ai jamais été fou, jamais, vous m’entendez, JAMAIS ! Mais l’homme me parlait. Il me parlait de mon frère. Je lui répondais, comme je le sentais, comme je le devais. Mais à chaque fois, il secouait la tête et paraissait déçu. Je ne faisais que ce qu’il me demandait ! Que ça. Je lui parlais de ces fois où je jouais du piano en l’imaginant avec moi, de ces fois où je lisais les partitions en rêvant qu’il me les expliquait, lui, en lisant par-dessus mon épaule. Le Médecin ne semblait pas me croire, je ne lui demandais pas de me croire, je lui demandais de m’écouter, de me comprendre. Mon frère… me manquait. J’avais besoin de le revoir mais il n’était pourtant jamais revenu juste me passer un petit bonjour… Rien… Rien. Pourquoi ? Me haïssait-il à cause de ce que je lui avais quand j’étais encore un enfant, cherchait-il la vengeance ? La vengeance face à ce que j’avais fait enfant était inutile, bien entendu. Un petit fait seulement cela pour être entendu, reconnu, par réellement pour faire de l’ombre à son grand frère et encore moins pour lui faire du mal. Mais là, il m’en faisait, du mal. Il m’en faisait.

Adagio - Presto – Adagio
À ses membres las, le repos est refusé :
La crainte des éclairs et le fier tonnerre
Et l'essaim furieux des mouches et des taons.
Même mes parents en venaient à me prendre pour un fou alors que je faisais ce qu’ils m’avaient toujours demandé. Je suivais la voie de la philosophie, j’allais voir cet homme sensé me soigner de je ne sais quoi, je prenais mon traitement comme tout autre garçon respectable l’aurait fait. Je faisais tout… comme il le désirait et non plus comme je le voulais moi. Je devais m’y habituer, je devais le faire. Mais j’avais horreur de ça, horreur, horreur, horreur ! Bon sang, ce que j’aurais aimé me révolter, crier, hurler, partir comme mon ainé l’avait fait, le rejoindre ! Comme je comprenais soudainement ce pourquoi il s’était enfuit de chez nous pour vivre dans une ville différente ! Est-ce que mes parents avaient été comme avec moi avec lui ? Est-ce qu’ils l’avaient forcé à faire des choses qu’il ne voulait pas, à prendre des médicaments infectes ? Pourtant, je ne me souviens pas le voir si triste, avec nous. Je ne le voyais pas se rendre chez un spécialiste pour les nerfs ou quoique ce soit, lui. Il allait si bien, mon grand frère, il allait si bien… Puis la vérité éclate, toujours. Les vérités sont toujours blessantes. Même quand on pense qu’elles vont réjouir la personne concernée, parfois, elles sont blessantes. Car pour apporter une vérité, on doit avoir crée un mensonge avant. Et là, c’était le cas. On allait me blesser sans que je le sache.
Je venais d’apprendre la mort de mon père. Accident de voiture. J’ai également appris le pire à l’enterrement. Le nom de mon frère, sur la tombe. La date… deux ans auparavant. Mon frère était mort. On m’avait dit qu’il était partit. Mon frère. Mon frère était mort.
Presto - Ah, ses craintes n'étaient que trop vraies,
Le ciel tonne et fulmine et la grêle
Coupe les têtes des épis et des tiges.
« Mais on te l’avait dit mon chéri.. »
Cela faisait deux ans que je vivais en pensant que mon frère était vivant. Deux ans dans l’espoir de le retrouver un jour. Et toute ma vie n’avait été qu’un mensonge. J’étais de plus en plus enfermé dans ma chambre, jouant avec vitesse, énervement et colère sur ce vieux piano, en cassant une touche même un jour. Mensonge. Mon frère était là, mon frère était là, mon frère était… non. Je ne sais plus. Je n’ai jamais su. Je ne me souviens pas même de ce que ma vie est devenue à ce moment. Mon père n’était plus là. Mon frère était visiblement… mort. Ma mère s’occupait de moi comme elle le pouvait mais je n’avais plus envie de croire en elle. Mon frère était mort. Ces mots revenaient en moi à une vitesse fulgurante, toutes les minutes. Mon frère. Je préfère oublier ce moment… Je crois que j’ai fait les pires choses…

Concerto n°3 – L’automne

Allegro - Par des chants et par des danses,
Le paysan célèbre l'heureuse récolte
Et la liqueur de Bacchus
Conclut la joie par le sommeil.
J’ai du me forcer à oublier avec les ‘bons’ traitements du médecin et me rendre compte que oui, mon grand frère était bel et bien mort. J’avais 22 ans lorsque j’ai accepté cette vérité. Une vérité qui me faisait mal, mais que j’avais enfin digérée. Et pas seul, loin de là. Mon cœur s’était lié avec une jeune fille, enfin, jeune femme, déjà. Je l’avais juste rencontrée avant. Et elle, elle m’aidait à oublier. Vous voyez ce que je veux dire ? Elle m’a aimée. Elle m’a aimée, plusieurs fois. Enfin, elle m’a réellement aimée et je me demande si elle m’aime toujours… Je ne compte pas mes aventures avant elle, je ne compte qu’elle… Juste elle… Celle qui m’a aidée à m’en sortir. Je suis devenu accro à ses paroles, à ses lèvres. Rachel. Rachel, que j’ai épousée, vite, très vite. Rachel a qui j’ai donné notre premier petit garçon. Aleksander. Un brave petit, ayant hérité de ses traits plus que des miens. Il avait les beaux cheveux bruns de sa mère, ses yeux bleus, aussi. Le même petit nez, un peu en trompette… Et il avait hérité, hélas pour lui, de la même maladie que je tenais de mon père, qu’il tenait de son père qui lui-même le tenait de son père. Ce genre de choses, ça vous gâche, ça vous ronge, ça vous détruit. Voilà pourquoi j’avais préféré ne rien dire à mon épouse. J’avais déjà 28 ans, quand l’enfant est né. Bon sang que le temps peu vite passer, vous ne trouvez pas ? Moi je trouve. Tout s’évapore, de jours en jours, on l’on devient un autre pour ne plus penser à ce que l’on était avant. C’est ce que je me suis forcé à faire. Mais enfin… J’allais bien !

Adagio molto - Chacun délaisse chants et danses :
L'air est léger à plaisir,
Et la saison invite
Au plaisir d'un doux sommeil.
Comment dire… Je crois que je ne me suis jamais autant ennuyé de toute ma vie que depuis que j’étais marié. Ma vie de professeur était des plus pitoyables, je m’ennuyais au possible. Personne n’écoute un professeur dans un amphithéâtre de toute façon… Et le pire, je crois, c’est que je devais écouter mon épouse se lamenter pendant des heures sur son statut de maitresse des écoles. Mais je l’aimais. Oh oui, j’aimais Rachel… Je le lui prouvais assez, d’ailleurs, venant souvent avec des fleurs et autres cadeaux. Elle disait m’aimer aussi, c’est ça ouais, fous toi de ma gueule espèce de grosse connasse. Pardon. Ca, ça vient après… Aleksander, notre enfant, grandissait peu à peu… Tout changeait, encore. Tout est en constant changement, de toute façon, tout le temps. Tout le temps. Oui. Hélas, parfois. Je me dis que tout devrait rester comme c’est à certain moment de notre vie pour que nous puissions en profiter au possible. Mais non. Non, jamais, ça n’arrive jamais hélas…

Allegro - Le chasseur part pour la chasse à l'aube,
Avec les cors, les fusils et les chiens.
La bête fuit, et ils la suivent à la trace.

Déjà emplie de frayeur, fatiguée par le fracas des armes
Et des chiens, elle tente de fuir,
Exténuée, mais meurt sous les coups.
« Je l’ai vu ! Il est là ! ».
Je ne voulais rien dire, au début, absolument rien. Mais je l’avais vu. Mon frère était vivant, mon frère était vivant et on m’avait une fois de plus trahit, caché la vérité ! Je n’en ai pas parlé à mes parents, cette fois, et de toute façon je suppose qu’ils me prendraient encore pour un fou. C’est ce que fit ma connasse de femme. Euh. Ma femme. Pardon. Elle ne me prit pas pour un fou de suite, non, elle rit juste un moment. Un peu trop. Et elle m’a énervée. Elle m’a énervée, réellement. Je n’ai pas été violent ? Je suis juste parti un moment. Un peu trop longtemps. Bon d’accord, quatre mois. Je suis parti à la recherche de mon frère, encore. Je l’avais vu, je n’étais pas fou, il était là ! Il était là… Par pitié, faites que je le retrouve… Reviens, reviens, reviens, reviens…

Concerto n°4 – L’hiver

Allegro non molto - Trembler violemment dans la neige étincelante,
Au souffle rude d'un vent terrible,
Courir, taper des pieds à tout moment
Et, dans l'excessive froidure, claquer des dents;
« Madame gardera donc la maison, les biens ainsi que la garde des enfants. »
C’est à ce moment que votre cœur se brise. La maison, les biens. Non. Ca je m’en fiche. Les enfants. En l’occurrence notre petit garçon de huit ans et l’enfant qu’elle attend de moi. Ce petit enfant. Elle en était à trois mois de grossesse, ce doit faire huit mois maintenant. Ma vie s’arrête là. Ma vie s’arrête là et je ne sais si le passé a une si grande importance. J’oubliais le souci de mon frère. Mes enfants. Mes enfants m’allaient être enlevés. Aleksander et… le petit, qui allait naître… Mon cœur me détruisait la poitrine. Bon sang, c’est une des premières fois où je décris mon état de la sorte. Mes enfants. Mes tout petits… Arrachés. Ma femme ? Rien à faire de cette garce. Elle ne me croit pas mais je sais la vérité. Je la sais… Mon frère. Mon frère est vivant. Je… Je veux mon frère avec moi.

Largo - Passer auprès du feu des jours calmes et contents,
Alors que la pluie, dehors, verse à torrents;

Calmes et contents ? Vraiment ? Je n’ai rien à dire. Rien. Je vis dans l’amphithéâtre de mon université, bordel de merde, tu trouve ça calme ?!

Allegro
Marcher sur la glace, à pas lents,
De peur de tomber, contourner,

Marcher bravement, tomber à terre,
Se relever sur la glace et courir vite
Avant que la glace se rompe et se disloque.

Sentir passer, à travers la porte ferrée,
Sirocco et Borée, et tous les Vents en guerre.
Ainsi est l'hiver, mais, tel qu'il est, il apporte ses joies.
Je… Laissez moi.


-DESCRIPTION MORALE-

La philosophie en embrouille plus d’un. Pas moi. Moi je m’y sens bien. Bon non, je dis la vérité, je me fais chier au possible. C’est nul ! Quelle idée j’ai eu de devenir philosophe et de donner des conférences, je m’y ennuie moi ! Je trouverai n’importe quel métier plus intéressant que le mien, mais vraiment, n’importe lequel ! Je crois que même tenir la caisse d’un supermarché pourrait me plaire plus. Sérieusement, est-ce que vous trouveriez cela intéressant, vous, de faire des conférences de deux heures sur la différence entre le beau et l’agréable ? Et que les élèves à qui vous parlez prennent des notes sans comprendre et finissent par venir à la fin du cours pour vous demander de l’aide, et ce à chaque fois ? Quoi, je m’énerve ? Bien sûr que non j’m’énerve pas, j’en ai juste marre ! Rolala !
Bon d’accord, je parle de moi en douceur. On a tendance à dire de moi que je m’emporte un peu trop… C’est vrai, vous trouvez ? Pourtant, ce que je viens de raconter juste avant n’était pas du à un emportement soudain, non non… Ahem. En temps que professeur, je suis sensé être quelqu’un de réfléchi et de plutôt calme, capable de se concentrer dans les pires circonstances mais bon sang comment voulez vous que je reste calme avec des abrutis d’élèves en face de moi qui n’en branlent pas une ?! Pardon. Je disais donc réfléchi et calme. J’ai la tendance à ne pas sourire, je souris intérieurement, mais je souris parfois dans le vide. Oui, ma phrase ne veut rien dire, mais après tout, est-ce que les phrases d’un philosophe veulent dire quelque chose ? Non j’en doute. Après tout, je vois la vie comme une partition. Et il faut parfois une touche de fantaisie, des croches, des notes qui viennent là venant de l’aigu, venant du grave, une altération qui apporte sa petite folie, un dièse, un bécarre ou je ne sais pas trop quoi encore. La vie n’est qu’un morceau de papier sur lequel s’ajoutent notes et notes, parfois erreurs qui sont barrées en un silence, une ronde peut-être si vous en gardez un léger souvenir. Je vois les choses ainsi, j’ai besoin de les voir ainsi…
Mais si je revenais au principal, non ? Je n’arrive pas à garder mon calme je l’avoue, pas devant mes élèves, pas devant eux. Ils sont si insupportables… En dehors des cours, je ne suis plus le professeur un peu trop pénible qui soupire toutes les trois minutes et qui finit par libérer tout le monde à l’avance pour aller dormir. Je ne suis pas le professeur qui hurle lorsqu’un procédé n’est pas retenu. Je ne suis pas… comme ça. Je suis un homme. Un simple homme. Ce genre de gens qui invitent les autres à manger devant un match de foot en buvant des bières et en mangeant de la pizza… Nan, j’déconne, j’suis pas ça, loin de là. Quand je suis chez moi, j’écoute de la musique. Je compose, je joue. Je me détends, je me transporte dans un autre monde, j’en ai besoin… Je m’évade, loin, là où personne ne m’ennuie. Je deviens un autre homme. Je suis au dessus de ceux qui se moquent du petit professeur. Je suis loin… loin… Je reprends le sourire. Je redeviens celui que j’avais envie d’être, mais ça, c’est autre chose.
Et loin de l’école, loin de chez moi, dans la rue, dans les magasins, je suis simplement… une autre personne. Après tout, tout le monde enchaine des séries de masques. Je ne sais pas trop ce que je suis, qui je suis. Je sais être calme ou non, je sais être gentil ou non. Mon caractère ne se détache pas de celui des autres. Je m’adapte. Je suis juste trop nerveux. Et trop peureux. C’est la seule chose que je peux dire. Oh si, j’oublie la partie la plus importante de ma vie. Ma gourmandise. J’en meurs, de cette gourmandise. Mais je… je préfère ne pas… en parler…
Philosophie du personnage : « Les rires sont meilleurs lorsque la nourriture est bonne. »


-DESCRIPTION PHYSIQUE-

Je ne suis pas le stéréotype du beau nordique blond aux yeux bleus. Je ne suis pas blond. Je ne suis pas un stéréotype non plus. Ni même un nordique je crois. Est-ce que la Pologne est considérée comme un pays nordique ? Non. En fait je ne suis pas grand-chose. Je suis jute un homme dans la norme. Mais qu’est-ce que la norme ? Finalement non, je ne suis pas dedans, loin de là. J’ai les yeux bleus pourtant. Mais je ne sais quoi dire sur mes yeux bleus dans le fond, est-ce qu’une couleur est importante pour décrire un homme ? SI j’avais les yeux marrons, verts ou que sais-je, ne serait-ce pas la même chose ? L’on dit que les yeux bleus en font craquer plus d’un ou plus d’une mais… Moi je m’en fiche. Vraiment, je m’en fiche. Rien ne se reflète de spécial dans mon regard, du moins, je ne crois pas. Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois que moi. Je ne vois pas… comme pour les enfants, de la malice ou que sais-je, je vois… un homme. C’est tout.
J’ai une partie des modèles basiques de l’homme : je suis brun, les cheveux courts. Mal coiffés mais coiffés dans le fond, je m’y attarde plus qu’on y croit. J’ai cependant quelques mèches que je n’arrive pas à arranger, comme pour tout le monde certainement je suppose. Je commence à prendre quelques mèches grises depuis quelques temps, une question d’âge apparemment. Ca ne me dérange pas tant que ça… Ce n’est pas une question de charme, c’est juste que je m’en fiche. Je dis ça mais j’en râle, seul chez moi. J’en râle vraiment. Vieillir m’effraie. Moi je me plais comme ça… Je ne veux pas me déplaire. Je ne veux pas.
Ma peau est relativement claire, typique de mon pays. Mon visage, assez rond pour des raisons… diverses est tacheté au niveau de mes mâchoires, ne sachant pas parfaitement me raser et oubliant souvent de le faire. ‘Une barbe de trois jours’, comme on dit si bien, même si parfois, à quatre jours, elle est plus courte qu’à trois jours pour un autre homme. C’est donc ridicule de lui donner ce nom, non ?
Mon corps ? Je n’ai rien de spécial… Je mesure dans le mètre soixante-dix, je n’ai jamais réellement compté. Enfin, mesuré je veux dire. Petit ou grand, ça ne change pas grand-chose dans le fond non plus. Je plais à qui je plais et si je ne plais pas aux autres, c’est normal… Et là on passe à la partie délicate, c’est ça ? Celle là, j’en ai un peu honte. Je suis vraiment obligé ? Oui ? Bon. Je suis… un peu enrobé. Un petit peu, pas trop. Quoi, trop, vraiment ? J’ai un peu de mal à rentrer dans certains pantalons parfois, oui, d’accord, et mes chemises me serrent. Un bourrelet facile à prendre en main me donne des petites poignées d’amour que je cherche à cacher mais qui dans le fond se voient plus qu’autre chose. J’ai pris deux tailles de pantalons récemment, comme disent les femmes. Je ne m’en étais jamais préoccupé, je suis bon vivant, je mange comme je l’entends mais avec l’âge, je commence à avoir du mal à perdre tout ça… Et j’ai peur de finir énorme à la fin de mes jours.
Taille: 1m72
Poids:83,6 kg





Hors RP

-OTHER-

-CRÉDITS AVATAR: Alan Wake
-FRÉQUENCE DE VOTRE PRÉSENCE: 4/7 à 7/7 en principe
-COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT SLAVAVOSTOK? Oh Mikhail…
-DES SUGGESTIONS? (: Je pense que le mot Moufette n’est pas assez présent sur le forum…



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MessageSujet: Re: Non • Fryderyk Newinski Dim 19 Mai 2013 - 11:22

Bonjour o/
Même si ce "Non" devant ton nom est assez mystérieux, j'ose imaginer que ta fiche est terminée? Elle a l'air en tout cas, et elle est bien! Et pour la moufette on verra XD
Tu es validé! Sois heureux parmi nous, et fais attention à toi, surveilles tes arrières... fufufu
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Fryderyk Newinski
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MessageSujet: Re: Non • Fryderyk Newinski Dim 19 Mai 2013 - 12:22

    Merci bien ♥
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MessageSujet: Re: Non • Fryderyk Newinski

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Non • Fryderyk Newinski

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