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Misha Lesskov

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Misha Lesskov
[Coursier]
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Messages : 58

Feuille de personnage
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Ambitions: M'entretenir
Associés: Mon égo ♥

MessageSujet: Misha Lesskov Ven 5 Juil 2013 - 14:31



-ÉTAT CIVIL-
Nom: Lesskov
Prénom: Misha
Date de Naissance: 21/02/2012
Nationalité: Russe
Branche d'action: Livreur, espion, messager; homme de petite main
Métier/couverture: Coursier




-BIOGRAPHIE-

Il est bien connu qu’on ne mesure l’importance des choses qu’à l’instant où on les perd. Cependant, comment peut-on envisager de perdre tout ce que l’on possède en si peu de temps ? Misha était un enfant comme un autre, dans une famille somme toute fort commune. Il était un fils aimé et choyé de se parents, c’était un galopin aimant rire, faire des bêtises et des plaisanteries en compagnie de son cousin Lev d’un an son cadet avec qui il passait tout son temps libre, mais c’était également un garçon intelligent qui avait soif d’apprendre et qui n’hésitait à se plonger dans les livres pour le plus grand bonheur de son père qui, professeur de violon au conservatoire Rimski, espérait bien pouvoir entrainer son fils à sa suite grâce à sa curiosité naturelle et son attrait pour le savoir. « Fais des livres tes amis mon fils, ils ne te donneront pas réponse à tout, mais ils te fourniront toujours une piste. Le reste, tu l’apprendras sur le terrain ». Voilà le genre de famille qu’était les Lesskov, de celles où les enfants grimacent quand les parents s’embrassent, ce qui poussent les parents à s’embrasser plus fougueusement encore et les garnements à accentuer leurs grimaces au possible en escalade jusqu’à éclater en rire généralisé, et ce quelque soit l’âge. Misha grandit en compagnie de son cousin, son inséparable compagnon avec qui il fit les quatre cents coups. D'enfants, il devinrent adolescents, ils multiplièrent les sorties moyennement autorisées, les débuts d’expériences avec la gente féminine, la rébellion contre l’autorité sans jamais pousser trop loin, restant toujours dans les lignes, conscients qu'il y avait des limites à ne pas franchir. Bref, ils étaient deux ados farceurs, deux grandes gueules couvées par leurs parents qu’ils adoraient et aimaient sincèrement malgré l’âge ingrat. Rien n’aurait pu les préparer à ce qui allait arriver.  

Moscou, 2026.  Ce soir, monsieur Lesskov joue un concert important, toute la famille est venue pour l’encourager. Misha et Lev, comme à leur habitude, s’étaient éloignés pour explorer un peu ce nouveau terrain de jeu qu’était Moscou pour la durée de leur séjour. Ils savaient où étaient l’hôtel, ils avaient leur téléphone, de l’argent, ils avaient leur lot de bagarre et savaient de défendre, que pouvait-il bien leur arriver ? Une explosion. La première ne les toucha pas directement. Les cousins étaient assis sur un banc, à reluquer relativement discrètement les fesses d’une demoiselle quand elle retentit derrière eux, déclenchant un mouvement de panique dans la foule. L’hôtel… L’hôtel était dans cette direction non ? Ils n’eurent besoin que d’un regard pour se ruer en sens inverse de la marée humaine, luttant pour remonter le courant de personnes paniquées. Ce n’était pas possible, l’hôtel devait être indemne, ses parents devaient être saufs. Est-ce qu’ils y étaient toujours ? Il y eut une seconde explosion, beaucoup plus proche cette fois, et il fut projeté au sol. Tout fut noir pendant de longues minutes. Est-ce qu’il avait été inconscient ? Il était sonné en tout cas et ses oreilles sifflait horriblement, il eut la mauvaise idée de secouer la tête et le regretta aussitôt, une violente douleur le récompensant de son geste. Il n’entendait presque rien alors que les gens devaient hurler autour de lui, il fallait que ça passe, il devait bouger. Putain de merde ! Lev ! Où était Lev ?!  Paniqué, il releva la tête malgré la douleur fulgurante et chercha le visage de son cousin dans la marée humaine et dans les débris. Des gens pleuraient, d’autre hurlaient, certains se tairaient désormais à jamais et fixaient le ciel de leur yeux vitreux. Quelle horreur… Tout ce sang, ces …morceaux. Pas Lev, pitié, pas Lev, faite qu’il soit vivant, faite qu’il soit vivant et entier. C’était la cohue, c’était le bordel, c’était l’enfer, mais un enfer dans lequel il avait droit à son ange puisqu’enfin son regard se posa sur le visage déformé par la douleur de Lev. Il se précipita sur lui pour découvrir avec effroi qu’un morceau de métal s’étai fiché dans sa jambe droite à l’arrière du genou. Lev pleurait, Lev hurlait, que devait-il faire ? Enlever le morceau, le laisser ? Où était l’hôpital le plus proche ? Putain, que disaient les bouquins de secourisme déjà, est-ce qu’il en avait seulement vraiment lu un seul ?  Calme, il devait rester calme ! Limiter l’hémorragie, donc ne pas toucher à ce truc. Il déchira son t-shirt et banda la jambe comme il but autour du morceau, essayant de ne pas prêter attention aux râles de douleur. Il laissa le morceau de métal en place. Un secouriste le ferait, quelqu’un les avait appelé pas vrai ? Quelqu’un les avait forcément appelées, ce n’était pas possible autrement, mais si c’était le même foutoir dans toute la ville… Putain, il devait l’emmener à l’hôpital, ce n’était pas possible autrement. Il agressa plus qu’il ne demanda un pauvre type pour qu’il lui donne les renseignements dont il avait besoin et se rendit à l’hôpital, son cousin sur le dos. Combien d’heure ont-ils passé là à attendre ? Les services étaient débordés, les urgences ne cessaient d’arriver, les cas toujours plus importants débarquant les uns après les autres, et Lev qui pâlissait de plus en plus. Tous les mots d’encouragement du monde ne pouvaient pas l’empêcher de saigner, de sombrer dans l’inconscience. L’adolescent s’énerva et attrapa un infirmer qu’il plaqua au mur. Rien à foutre des autres débiles, qu’ils crèvent s’il le fallait mais maintenant, il allait s’occuper de son cousin sinon il achèverait  lui-même tous les demeurés qui agonisaient dans cette saloperie de salle ! Ses menaces ne firent sans doute pas beaucoup d’effet comparé à la pâleur cadavérique de  Lev derrière lui et à la flaque de sang qui avait eu le temps de se former sous lui. Deux nouvelles heures passèrent. « On fit au mieux ». Lui-même eut droit à une séance de soin pour la blessure à la tête qu’il n’avait pas même eu conscience d’avoir, sans doute sans importance. Il ne fallait pas rêver pour avoir une chambre, pas pour si peu. Et les parents, pourquoi n’avaient-ils pas appelé ? Il tenta de les joindre, en vain. L’hôtel était encore debout, mais pour ce qu’il en restait… Un joli feu de joie, voilà ce que ça avait du être. Peut-être que les parents étaient sortit, qu’ils s’étaient mis en route pour la salle de concert quand l’accident avaient eu lieux, peut-être… Ou peut-être… Merde. Bordel de Merde. Il faisait quoi maintenant ? Le bras de Lev sur ses épaules et son poids lui donnèrent sa réponse. Il fallait trouver un endroit où se reposer pour cette nuit, et de quoi manger. Ils parvinrent à trouver un toit pour la nuit chez une famille où les cousins se reposèrent bien que la question le taraude. Et maintenant ? Ils se trouvaient à approximativement 700 kilomètres de chez eux, leurs parents avaient disparu, ils n’avaient aucune idée de ce qui se passait et la jambe de Lev…  Ils devaient rentrer chez eux. Moscou leur était inconnu et vu le bordel que c’était devenu, dieu sait ce que ça allait être à partir de maintenant. Ils devaient foutre le camp au plus vite. Dès que Lev se serait un peu remit, ils rentreraient, peu importe les moyens. Dès que Lev irait mieux. Son regard s’attarda sur les mèches sombres de son cousin blottit contre lui. Pourquoi restait-il aussi pâle ? Est-ce qu’il n’aurait pas du rester à l’hôpital ? Il avait peut-être fait une connerie en partant. Non, ils rentreraient tous les deux, ils trouveraient les vieux, ils se démerderaient, tout redeviendrait normal. Il trouva enfin le sommeil et s’endormit contre Lev, apaisé par sa présence.

Ils restèrent encore quatre jours dans cette famille avant de partir. Les médias disaient que des attentats similaires avaient eux lieux un peu partout dans le monde mais qu’aucun mouvement, organisation ou autre ne semblait vouloir se les attribuer. Pourtant, c’est ce qu’on pouvait appeler un coup réussi. Il ne comprenait pas, ça l’énervait, alors il essayait de ne pas y penser, mais comment ne pas y penser en voyant tout ce monde qui fuyait Moscou. Est-ce que leurs parents étaient dans le train ? Il aurait bien été vérifié mais il était hors de question qu’il laisse Lev dans cet état. En arrivant, ils devraient retourner à l’hôpital, il avait peut-être chopé une infection. Il ne manquerait plus que ça. Sa tête appuyée contre la sienne, il soupira et se laissa bercer par les mouvements du train, somnolant sans oser dormir. Le trajet avait-il été aussi long pour l’aller ? Au moins n’avaient-ils pas leurs valises à se trimbal… Hé merde ! Ses fringues préférées avaient brûlées avec l’hôtel. Oui, sa situation était merdique et oui, il avait autre chose à foutre que de s’inquiéter de son t-shirt favori et de son pull fétiche, mais ça l’emmerdait quand même sérieusement. Agacé, il fit la liste des objets qu’il avait perdu et ne vit pas le temps passer, comme quoi être futile peut avoir des avantage n’est-ce pas ?

Saint Petersbourg, ils étaient chez eux, et dieu que c’était bon de retrouver une vision familière. Soutenant toujours son cousin, ils reprirent le chemin de l’hôpital. Combien d’argent lui restait-il ? Vu les circonstances actuelles, les infirmiers ne chipoteraient sans doute pas, son compte n’était pas vide, pas encore, mais après, combien de temps pourrait-il tenir ? Assis dans la chambre, il attendait en fixant les yeux bleus de son cousin, les mêmes que lui. Il ne se rendit pas tout de suite compte que Lev lui parlait et ce n’est que lorsque la main de celui-ci passa devant ses yeux qu’il sursauta et quitta ses pensées pour replonger dans le regard argenté de son cousin qui s’inquiétait, pour lui. Ha… C’était Lev qui était allongé sur le lit, pâle comme un linge, trempé de sueur, avec une jambe qui avait à moitié été sectionnée il y a quelques jours à peine, et c’est pour lui qu’il s’inquiétait. Ce gars était un imbécile, un putain d’imbécile trop attentionné qui devrait d’abord s’occuper de son cul, ce qu’il lui fit presqu’aimablement remarquer.  Il adorait ce crétin, de ça, au moins, il était sur, et ça faisait du bien d’avoir une certitude ces jours-ci. Il ne le laisserait pas tomber. Il avait beau n’avoir que quinze ans, il savait déjà avec une conviction profonde qu’il ne pourrait jamais laisser Lev derrière lui. Son cousin était tout ce qu’il lui restait. Il prit la main de son double, de son complice de toujours et attendit le verdict du médecin.
La plaie s’était bel et bien infectée mais quelques jours de traitements sous antibiotiques devraient pouvoir en venir à bout, ainsi que des soins réguliers et du repos. Par contre, il ne récupèrerait sans doute jamais sa totale mobilité et peinerait à marcher sans aide. On demanda les parents, « à l’étranger » fut sa seule réponse. Lev ne pourrait plus marcher sans béquille ? Plus courir ? Qu’en était-il de leurs jeux, de leurs luttes, du chemin qu’ils faisaient tous les matins pour aller à l’école ?  Ha l’école, ça  semblait remonter à un autre monde. Dévastés, ils rentrèrent en bus et trouvèrent leurs maisons vides, évidemment. Pas de parents, pas d’adultes.  Il installa son cousin au lit et couru à la pharmacie chercher la prescription, luttant pour ne pas craquer. Et c’est ainsi que commença un infernal quotidien. Qui peut dire combien de temps ils attendirent. Au fond, ont-ils réellement espéré que leurs parents seraient là lorsqu’ils sont rentrés ou savaient-ils déjà qu’ils n’avaient jamais  quitté Moscou ? Qui savait ce qui leur était arrivé, et quelle importance à présent, ils étaient seuls. L’argent manquait, dehors, c’était le bordel, et Lev pouvait à peine faire dix mètres. La bonté des gens à ses limites, et les gens ont tendances à disparaitre au bout d’un moment. Il ne se leurrait pas. Deux ados, seuls dans une grande baraque, ils n’allaient pas faire long feux. Les choses dégénéraient très vite, il le savait, il ne pouvait pas se permettre de se faire choper et embarquer dieu sait où. Il avait donc revendu rapidement le maximum d’objets qu’il pouvait sans trop attirer l’attention sur lui puis avait foutu le camp en emmenant Lev,  sans pouvoir s’empêcher de jeter un dernier regard en arrière. Sa maison, ses parents,… Il n’avait presque rien emporté, pas même une photo. Il ne voulait pas se souvenir, il ne voulait pas s’encombrer de choses douloureuses, il devait avancer, pas regarder en arrière. Pourtant il avait son cousin… Il ne parvenait pas toujours à faire taire cette toute petite voix qui lui soufflait que son cousin était un poids mort, qu’il devait trouver de l’argent pour deux, faire vivre deux personnes, et pourquoi ? Parce que Lev avait besoin de lui, parce que Lev lui donnait une raison de se lever le matin, d’affronter les ténèbres, le froid, la peur qui lui nouait le ventre, et d’aller chercher du fric par n’importe quel moyen. Vols, rackets, prostitution occasionnelle… Ho, il plaisait pas mal avec son nouveau look, son arrogance naturelle, son regard d’argent. Pourquoi pas après tout ? Son père avait tort. Aucun bouquin n’aurait pu le préparer à ça. Il en avait lu beaucoup avant d’essayer, il s’était préparé, pour ne pas flancher, pour gagner deux trois mois de loyer. Qu’est-ce que ça pouvait faire de se laisser prendre si ça lui permettait d’économiser au moins un moins et de se nourrir correctement ? Lev ne le saurait jamais, personne ne saurait jamais. Ils étaient dans la période la plus noire, personne ne voulait lui filer de boulot, il était à bout. Putain… Il n’aurait jamais cru avoir aussi mal, avoir autant envie de tuer quelqu’un, de fuir, de réduire en charpie ce fils de pute qui s’agitait au dessus de lui, en lui. Ça faisait tellement mal, sa fierté était en lambeaux. Il ne le supporterait pas longtemps, il ne tarderait pas à se retourner pour le cogner, pour l’étrangler, lui crever les yeux, le… Il se sentit jouir, l’entendit crier son plaisir et agripper ses hanches plus fermement. Il aurait des hématomes. Connard, connard, connard, connard, connard, il le tuerait, il tuerait pour ça, il le tuerait ! Haletant, il retint ses larmes, sa rancœur, enferma tout ça profondément, juste encore quelque instant, et sourit au propriétaire lorsqu’il lui dit de ne pas hésiter s’il avait encore des soucis pour régler le loyer des prochains mois. Compte là-dessus gros porc ! Il trouverait le fric, absolument ! Comment des gens pouvaient-ils faire ça quotidiennement ? Comment pouvait-on être assez con ? Ça ne rapportait rien en prime, surtout si tu te faisais chopper par un mac, et si tu œuvrais sans, tu te faisais dérouiller la gueule par le premier connard venu, il suffisait de regarder dehors la nuit pour le voir. Il se rhabilla et rentra prendre une douche sous laquelle il pleura en silence durant de longues minutes. Il avait dix-sept ans et il venait de franchir une limite qu’il s’était promis de ne jamais dépasser. C’est pelotonné contre Lev qu’il passa la nuit, essayant d’oublier l’horreur de ce monde dans l’odeur et la chaleur de son cousin.

   
Le monde ne s’arrêta pas de tourner, pas plus qu’il ne l’avait fait auparavant. Le monde se contrefout de vos malheurs. Si vous ne vous relevez pas, vous ne pouvez que crevez le nez à terre. C’est le nez contre le torse de Lev qu’il songea à cela et ouvrit les yeux, se redressant pour embrasser du regard leur tout petit appartement. Enfin, studio plutôt. Une pièce centrale et une salle de bain. Au moins y avait-il des toilettes et une douche, il n’allait pas de plaindre. Ils avaient un toit, ils ne crevaient pas de froid et personne ne venait les faire chier ici. Leurs précédentes habitations avaient été mises à sac, il était passé devant une nuit par hasard. Il ne restait rien à retrouver dedans, rien qu’il veuille en tout cas. Jusqu’ici, il avait essayé de ne pas trop tremper dans l’illégalité, non seulement parce qu’il était jeune, mais parce qu’il était un petit poisson, et qu’il y avait beaucoup de gros, très gros poissons dans le coin. Il s’était contenté de vols, de rackets et d’autres conneries quand il ne pouvait rien avoir d’autre. Ils étaient dans la capitale, et pourtant, il semblait toujours aussi difficile de trouver du travail. Enfin, pour un ado mineur sans parent et sans adresse officielle, ce n’était pas tellement étonnant non plus. Les petits boulots ne duraient pas éternellement, il fallait qu’il fasse quelque chose.
Il fut serveur, barman,voleur, livreur, homme à tout faire, toujours au noir, tant qu’on voulait de lui, il était preneur. Il multipliait les horaires, les courbettes devant les patrons, les vannes à l’encontre des collègues, il ne rentrait qu’à peine, dormait quelque heures, mangeait avec Lev et repartait chercher. Ce manège dura quelque mois et aurait pu continuer de la sorte si un autre ne l’avait pas remarqué.  Voilà plus d’un an qu’il n’avait plus du payer son loyer en nature, il avait presque oublié cette histoire. Un sachet à la main, il fendait la nuit jusqu'à l'immeuble, rentrait de son job de serveur du moment, des restes avec lui pour le repas de ce soir. Lorsqu’il introduisit les clés pour entrer, il fronça les sourcils en constatant que la porte n’était pas verrouillée. Lev était–il sorti ? Il le faisait peu et lui était sur d'avoir fermer à double tours fait en partant le matin. Méfiant, il ouvrit doucement la porte, posant son sachet et tendit l’oreille. Des gémissements étouffés, plaintifs, mêlés de pleurs lui parvinrent, ainsi que des gémissements plus rauques et le sons des chairs qui se heurtent. Quelles furent les pensées qui lui traversèrent l’esprit, il ne saurait le dire. Ce fut comme un grand vide, une page blanche, un silence calme, inquiétant, sans aucune hésitation, une parfaite résolution.  Il entra silencieusement et se saisit d’une lame qui trainait sur la table qui leur servait de cuisine pour sauter sur le lit et la plaquer sur la gorge de l’homme qu’il reconnaissait comme le propriétaire de l’immeuble. Les menaces fusèrent, mais la seule chose qu’il prononça fut un ordre à l’égard de son cousin, celui de fermer les yeux, ce qu’il fit. Le corps humain contient 5 litres de sang. Cinq litres, c’est peu, et tellement à la fois. Il extirpa Lev de sous le corps, profitant d’être encore « choqué » et rassembla leurs affaires en essayant de ne pas faire attention au regard choqué de son cousin. Il savait, il savait ce qu’il venait de faire. Il venait de tuer quelqu’un. Putain de merde, il venait de tuer quelqu’un, de l'égorger froidement, mais ce type, ce fils de pute était en train de … Lev.« Tu vas bien ? » fut visiblement la question de trop pour Lev qui fondit en pleurs dans ses bras, et il ne put que compatir. Lui avait finit volontairement dans les bras de ce fils de pute. Comment se serait-il sentit s’il avait été coincé, impuissant à cause d’une jambe handicapé, prit là où il s’était sentit en sécurité depuis des années ? Combien de fois était-ce arrivé ? On a pas le droit d’attaquer les gens chez eux… Mais ils devaient partir, et se changer d’abord, ils étaient couvert de sang. Il envoya son cousin à la douche et lui prépara des vêtements, achevant leurs sacs avant balancer une bouteille de vodka sur le corps et deux trois autre dans l’appart. Cliché, mais les classique sont les meilleurs non ? Quand Lev fut habillé et en sécurité dans la rue, il se changea et foutu le feu au corps et à l’endroit. Faites que ça marche, il n’y connaissait foutrement rien en incendie. Il savait que la vodka faisait un excellent carburant et que ça flamberait bien, il savait qu’il n’avait pour ainsi dire jamais croisé les voisins et qu’il n’avait pas de bails, mais est-ce que ça suffirait ? Est-ce que les flics allaient le poursuivre ? Ne venait-il pas de faire la plus belle connerie de sa vie ? Lev l’attendait en bas, et il ne put que sourire en notant qu’il avait pensé à récupérer le sac de reste devant la porte de l’appartement. Bien joué cousin, au moins mangeraient-ils ce soir.

Il fallut un certain temps pour qu’ils parviennent à retrouver une certaine stabilité, mais ils y arrivèrent, la peur au ventre, le regard hanté, dormant serré l’un contre l’autre la nuit. Le temps passa, l’histoire de l’incendie aussi et elle tomba dans l’oubli, comme tant d’autre. Ils trouvèrent un appartement, et un boulot. Oui, tout les deux. Lev bossait dans un kiosque de vente de journaux, ce qui limitait ses déplacements, et lui continuait ses intérim et faisait de plus en plus de courses dont il valait mieux ignorer le contenu. Un billet pour déposer un message ou un colis à un endroit sans le lire et sans regarder, une balle dans la tête si la curiosité était trop forte. C’est un de ses collègues de bar qui l’avait rencardé pour le poste, il n’avait pas craché dessus même s’il avait préféré ne pas en parler à Lev pour ne pas l’inquiéter. C'était toujours mieux que de se faire chier à visiter les appartements de la ville pour mettre la mains sur les économies des autres. Il devenait bon à ce petit jeu, mais tout de même. Ce quotidien tint bon pendant plusieurs années, jusqu’à ce que tout s’écroule, jusqu’à ce que Lev s’écroule. Comment n’avait-il pas vu, comment n’avait-il pas su ? ! Oui il avait eu les mains froides mais on était en Russie ! Il était fatigué et peut-être qu’il avait frissonné, il n’en savait rien, il n’en savait absolument rien, ils ne s’étaient pas beaucoup vu ces derniers jours, ils étaient tous les deux prit par leurs boulots. Lev était tout simplement épuisé, surmené, et il ne disait rien. Il avait préféré se pousser trop loin et tomber que de lui dire que ça n’allait pas, quel crétin, quel foutu crétin ! Il fallait qu’il arrête, il ne pouvait pas travailler, sa jambe ne lui permettait pas. S’il avait été le fils d’un dignitaire ou d’un type haut placé, on l’aurait mit derrière un bureau où il aurait fait ses preuves, mais comme il n’aurait jamais cette chance de prouver sa valeur, comme il n’avait aucune saloperie de diplôme, il ne pourrait pas épargner son physique et il refusait qu’il se tue à la tâche.  Ce fut leur première dispute depuis des années. Lev n’en démordait pas, il refusait de rester au repos alors que lui bossait d'arrache pied, que si l’un d’eux devait se tuer à la tâche, l’autre le devait aussi, et ses arguments se valaient mais il refusait de les accepter. Lev était son cousin, mais aussi sa raison de vivre, il ne supporterait pas de le perdre. Ils finirent par tomber sur un compromis : s’il parvenait à trouver un job qui lui offrait un seuil de revenus suffisant pour eux deux, il devrait rester à la maison sans faire chier et prendre soin de lui. En échange, il se coltinerait les repas et le ménage. En gros, il serait la bonniche. Le deal était passé, il ne lui restait plus qu’à trouver et très honnêtement, dans son cas de figure, il n’y a qu’un seul endroit où il pouvait espérer avoir ce qu’il avait promit. La mafia.


La mafia est partout, tout le monde le sait, tout le monde la craint, mais personne ne la connait. On en parle à tous les coins de rue, on sait qu’elle est impliquée dans tant de chose mais pour mettre la main dessus… Lui qui avait passé son temps à la fuir de peur de se faire bouffer, voilà qu’il la cherchait désormais, mais à sa connaissance, on n’organisait pas d’entretien d’embauche tous les vendredi soir pour devenir apprenti mafieux. Dommage, il était certain que ces entretiens auraient un succès dingue auprès des débiles, débile qu’il était devenu visiblement. Putain de merde, il n’allait pas devoir se balader avec un t-shirt clamant « Je veux devenir mafieux » tout de même ? Les jours de recherche se multiplièrent pendant que Lev continuait de bosser dans son kiosque pour son plus grand déplaisir. Qu’il savoure ses derniers jours de boulot celui-là, d’ici peu, il serait au repos forcé, c’était juré ! Il fit marcher son réseau de connaissance, tannant ses informateurs, oubliant de rentrer une nuit sur deux  pour gagner du temps, se contentant de sms pour rassurer son cousin. Il y avait bien quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui pourrait peut-être le renseigner. Qu’importe si c’était un coup dans l’eau, il essayait, s’accrochant au moindre espoir, et un jour, un espoir fut le bon. Mais ce ne fut pas exactement ce à quoi il s’attendait.  On parlait bien de rituel de passage, mais ça ? Même dans ses cauchemars les plus fous, il n’aurait pas imaginé ce que ce serait. Des vampires. Des putains de vampires. Même en ayant été mordus, en s’étant tordus de douleur durant des heures, en tâtant ses canines… Comment vouliez-vous qu’il accepte ça ? C’était impossible, c’était tellement énorme ! La douleur du rituel avait du le faire délirer, mais aurait-il réellement pu imaginer un truc pareil ? Par toutes les putains de l’enfer, on parlait de saloperies de buveurs de sang, ce qu’il était désormais…? Il ne parvenait pas à percuter. Il avait beau se le répéter, il n’arrivait pas à imprimer cette « réalité » dans son esprit, il avait besoin de temps, aussi écouta-t-il simplement ce qu’on lui dit, préférant savoir ce qu’il devait faire et éviter de faire avant de rentrer, pour trouver un appartement vide.  


Lev n’était pas rentré, et ça suffit à lui faire oublier cette connerie de mafia vampire. Inquiet, il s’était mit à le chercher, redoutant un nouveau malaise de la part de son cousin. Est-ce qu’il avait mangé la veille ? Il n’avait pas été là pour vérifier, pour le forcer à se reposer. Qu’il était con aussi, il oubliait l’essentiel à force de courir après le fric. Il se rua vers le lieu de travail de son cousin et sentit la peur le glacer en voyant des bandes colorées entourer le kiosque. Après plusieurs minutes de course folle,  le patron de Lev lui apprit la triste nouvelle. Ce matin, alors qu’il tenait le kiosque pour la dernière journée sans le savoir, quelqu’un était venu voler la recette, et s’était sentit obligé de tirer pour qu’il ne le dénonce pas, pour le faire taire. Lev n’était pas mort sur le coup, il s’était accroché, avait appelé après lui, avait été conduit aux urgences, où les médecins avaient fait leur possible, mais il avait fini par succomber à ses blessures, sans personne pour lui tenir la main. Tirer sur un handicapé… Tirer sur un ange nommé Lev, sur sa raison de vivre, sur ce qu’il avait juré de protéger, quoiqu’il en coûte. Il l’avait laissé aller travailler une journée de trop, il avait mit trop de temps à revenir, à lui dire combien il comptait pour lui, qu’il n’avait jamais regretté de ne pas l’avoir laissé derrière, qu’il avait besoin de lui, il n’avait pas même été là pour lui tenir la main et lui dire que tout irait bien, pour lui mentir à la fin, pour lui dire combien il avait besoin qu’il soit là, qu’il ne pouvait pas survivre sans lui, qu’il avait besoin de le voir au réveil. C’était impossible, cela ne se pouvait pas, pas Lev, pas son cousin, pas lui, c’était une mauvaise blague.  Jamais plus… Jamais plus il ne verrait le sourire de Lev, jamais plus il n’entendrait son rire, ne plaisanterait avec lui, ne l’appellerait "patte folle", jamais plus il ne passerait sa main dans ses cheveux bruns, cette couleur si proche de la sienne originellement, jamais plus il ne croiserait son regard plein de malice, jamais plus il ne sentirait sa chaleur, son odeur... Et il venait de faire de son "jamais" une éternité, une éternité sans Lev.  Les ténèbres se refermèrent sur lui dans un hurlement qu’il n’eut jamais la force de pousser.

Il ne sut pas comment il était rentré ce soir là. Il reprit conscience le lendemain. La veille, le 23 mars 2036, à l’âge de 24 ans, il était mort, deux fois. Il avait abandonné le monde des hommes en devenant un vampire, et il avait abandonné le monde des vivants lorsque sa raison de vivre l’avait quitté, alors pourquoi se réveillait-il encore ? Pourquoi cette saloperie de monde continuait-elle de tourner sans Lev ?! Pourquoi ne pouvait-il pas y avoir une putain d’explosion, un incendie, un cataclysme, quelque chose à la hauteur de sa douleur, quelque chose qui le soulage, qui exprime mieux qu’il ne pouvait le faire, qui libérerait tout ce qui restait coincé dans sa gorge. Son lit était froid, son lit était vide, vide de Lev, vide de lui, vide de sa raison d’être. Ne me laisse pas seul. Tout ce qu’il avait fait ces dernières années avait été pour lui, que devait-il faire à présent ? Reviens-moi. Que devait-il protéger, que devait-il chérir ? Comment pouvait-il simplement survivre à l’océan de douleur ténébreux en lui ? Il avait abandonné Lev et Lev l'avait abandonné, seul sur cette terre. Où es-tu? J'ai besoin de toi. Il se leva, parce qu’il devait le faire, parce qu’il avait un travail, parce qu’il était un putain de monstre, parce que c’était la seule chose qu’il savait faire, parce qu’il avait peur d’exploser. Il mit en place son masque, celui de gamin méprisant, celui de l’ado qu’il avait été, de l’homme qu’il aurait sans doute été si les choses avaient été différente, et il partit faire ce pourquoi il était devenu ce qu’il était. Homme de petite main, livreur, un petit poisson au service des gros, ça ne changeait pas, ça ne changerait sans doute jamais, ça l’arrangeait. Lev… Lev fait toujours partit de sa vie. Lev est désormais un chat, un chat angora aux yeux bleu, un superbe croisement dont il se contrefout en réalité. C’est « Lev », son petit lion, celui qui l’attend à la maison pour les prochaines années, celui qui amoindrit un tant soi peu le vide et la douleur que personne ne connait. Voilà ce qu’est désormais sa vie, et cela fait un an que cela dure. Qui sait combien de temps cela peut durer encore, combien de fois il faudra qu’il trouve un Lev de substitution… Ce que l’éternité peut lui faire peur soudainement.



-DESCRIPTION MORALE-

Détestable personnage que ce type arrogant, orgueilleux, fainéant, râleur, cynique, égoïste, manipulateur et autres qualificatifs du genre. Les seuls mots gentils qu'il est capable de sortir sont pour son cousin et pour sa très modeste personne, ou pour les personne qu'il flatte, car il sait évidemment être odieusement hypocrite et lèche botte lorsque c'est nécessaire. Être un sale con ne l'empêche pas d'être un homme intelligent et capable de raisonnements logiques, il sait quand il doit fermer sa grande gueule et feindre une parfaite soumission et quand il peut se permettre de laisser libre cours à sa langue de vipère. Certains adorent écouter ses sarcasmes, l'entendre rechigner au moindre effort qu'on lui demande, rouspéter dès qu'il doit lever le petit doigt, juste comme ça, pour montrer qu'il est en vie, mais la plupart des gens ne supportent pas, et ça tombe plutôt bien car réciproquement, il ne supporte pas la plupart des gens. Le monde l'indiffère profondément, non pas qu'il lui veuille du mal et encore moins du bien, mais il s'en contrefout. Il a bien évidemment envie de frapper et de blesser les gens quand il est énervé -ce qui arrive un rien trop souvent- et n'éprouve aucun remord à le faire, mais il n'éprouve pas non plus de besoin de tuer ou de faire souffrir. Ce serait accorder trop d'importance au reste du monde, ça n'en vaut pas la peine. Le plus important, c'est que le monde prenne soin de lui comme il se doit, sans jamais se rendre compte du vide désespéré qu'il cache derrière son arrogance. Il aime se faire désirer, être tantôt charmant, tantôt haïssable, provoquer, titiller, narguer, mais il se met rarement en danger pour de bon. Sa vie a bien trop de valeur, et il y a déjà tellement de débiles prêt à se sacrifier dans des missions super dangereuses. Pourquoi voudriez-vous qu'il risque sa chemise alors que quelqu'un l'attend à la maison ? Non, il laisse les assassinats et toutes ces sottises aux dégénérés qui carburent à l'adrénaline et aux sensations fortes, lui se contente simplement de leur remettre des ordres de mission, ce genre de chose, il ne se bouge vraiment que quand il y est contraint et forcé. Là où certains voient de la lâcheté, il ne voit qu'une assurance de tranquillité. Vous ne voudriez tout de même pas qu'il risque une cicatrice non ?
La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime, alors je n'aime plus rien, hormis moi-même, et le caramel. ♥ Je vous suggère donc d'en faire de même : n'aimez rien, hormis moi-même et le caramel. .   


-DESCRIPTION PHYSIQUE-

Des cheveux gris blanc ondulant, entre courts et mi-longs, quoi de mieux pour mettre en valeur ses iris gris-bleu, presque métalliques selon la luminosité ? Il adore ses yeux ourlés de grands cils noirs, il adore l’argent, le métal, quoi d’étonnant à ce qu’il le mette à l’honneur sur sa personne, tant dans son regard qu’à son oreille droite en la présence d’un piercing à chaines relié à une boucle d’oreille ? D’un autre côté, que n’aime-t-il pas sur sa personne ? Il raffole de sa peau pâle, de sa mâchoire large mais délicatement ciselée, de son nez droit et fin, de ses lèvres pleines et parfaites. Il aime sa carrure, celle d’un jeune bien bâti homme ayant dépassé de peu la vingtaine, pas encore tout à fait adulte ; il apprécie la façon dont son visage peut changer d’expression si aisément au fil de ses besoins, dont la position de ses cheveux peut lui faire paraitre plus jeune ou plus mature, il adore ses clavicule fines et bien dessinées. Il est bien foutu, et il le sait, il ne se prive pas d’un user et abuser. Plutôt sobre dans ses choix vestimentaire, il affectionne les chemises et les pulls bien taillés le mettant en valeur. Gris, blanc, noir, peu ou pas de couleur pour lui, il serait presque passe partout s’il ne n’était pas ce qu’il était.
Taille: 1m79
Poids: 69 kg





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-OTHER-

-CRÉDITS AVATAR: Original Character de Negshin sur devianart
-FRÉQUENCE DE VOTRE PRÉSENCE: Tous les deux à trois jours environs
-COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT SLAVAVOSTOK? Par partenariat avec mon ancien forum
-DES SUGGESTIONS? (:  Aimez moi? ♥    



Dernière édition par Misha Lesskov le Sam 19 Oct 2013 - 22:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Misha Lesskov Lun 8 Juil 2013 - 18:33

    Bonjour !
    Bienvenue sur le forum, ta fiche est validée \o\
    Voilà encore un jeune homme charmant parmi nous, amuse toi bien et n'hésite pas si tu as des questions n.n
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MessageSujet: Re: Misha Lesskov Lun 8 Juil 2013 - 18:39

Merci pour l'accueil et pour la validation ♥


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MessageSujet: Re: Misha Lesskov

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Misha Lesskov

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